TINTYPES

Après avoir exploré le thème de l'anonymat avec la série "Faceless", il m'a fallu partir aux antipodes de celle-ci, à la recherche de son antonyme, la (re)connaissance. La recherche de l'équilibre ne connaît décidément aucune coïncidence, c’est qu’il me fallait étudier ces deux mondes paradoxaux. Faceless a été crée dans un élan furieux de vouloir disparaître. Amochée par la vie, je voulais ressembler à tout le monde, que personne ne soit plus identifiable, afin de mieux me fondre dans la masse sans doute. Retrouver par-là une certaine appartenance sociale. 

 

Une fois ce thème approfondi, le malaise avait mué. Sans visage, je me suis alors sentie vidée de toute singularité, L'excès m'avait une nouvelle fois aveuglé. C'est alors que j'ai commencé à collectionner, de manière compulsive, des tintypes (appelés aussi ferrotypes), Ces petites photos d'époque (milieu du 19ème siècle), je les ai scannées, agrandies pour les retravailler. En sauvant de l’oubli collectif ces âmes d'un temps révolu, je récupérais un peu de la mienne. Si l'abandon m’est insupportable, l’oubli est pire encore. 

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